La volatilité des coûts d'énergie et les impacts environnementaux mettent les armateurs dans une situation intenanble.
La plupart des bateaux porte-conteneurs, par exemple, qui assurent le transport des commodités au niveau mondial ont été conçu durant les 20 dernières années, et beaucoup sont même en construction, et ou l'énergie n'étaient pas considérée comme un facteur d'optimisation des designs.
Afin de s'ajuster, les armateurs adoptent des stratégies basées sur une navigation à vitesses réduite. À cet effet, la Lloyd's Register prévient ces derniers qu'une attention particulière devrait être observée lorsqu'ils prennent des décisions relatives à la réduction de la vitesses dite économique et donc soumettre leurs navires à un régime de puissance inférieur à celui des capacités existantes à bord.
Il apparait qu'à travers une série de rapport de recherches techniques et économiques que la Lloyd's met à disposition des armateurs et des chantiers navals, qu'altérer la vitesse opérationnelle des bateaux a des implications sur la forme de la coque et sur les systèmes de propulsion embarqués. Les avantages de réduire la vitesses d'opération à moins de 20 noeuds, d'après ces mêmes rapports, ne se traduisent pas nécessairement par un retour tel qu'escompté par les armateurs. Il y a des considérations techniques à prendre en compte lorsqu'il faut réduire la puissance des moteurs. Il est ainsi recommandé de s'assurer que pour les moteurs conçus pour opérer de façon optimale à haute puissance, de surveiller les facteurs suivants:
- Performance des engins;
- Qualité du fuel;
- Consommation des lubrifiants;
- Rapport puissance-vitesse.
À titre d'exemple, un bateau porte conteneur conçut pour opérer de façon optimale à une vitesse de 25 noeuds à 70 000KW de puissance des moteurs, une réduction de 50% de la puissance. Et puisque le temps de voyage augmentera à ce nouveau régime imposé, la réduction dans la consommation de fuel serait ainsi moindre qu'anticipé à environ 40%. Naviguer à une vitesse plus réduite peux offrir des économies substantielles, par contre le total des émissions augmentent à environs 40 tonnes. En plus de cela, les surplus de puissances des engins installés à bord et non utilisés peuvent faire fondre ces économies de fuel, puisque leurs coûts en capital doit être considérés dans cette équation.
Les opérateurs qui cherchent à opérer leurs bateaux à l'extérieurs de l'enveloppe opérationnelle du design original, tel que conçu, doivent initier une série d'analyses afin de s'assurer que les moteurs tournent de façon fiable et ne représentent pas de risque à la sécurité des opérations ni à l'équipage. Les facteurs à considérer sont:
- Possibilité de perte d'efficacité dans les systèmes de chauffage;
- Perte d'efficacité des turbo installés;
- Perte d'efficacité des hélices;
- Perte d'efficacité des systèmes anti fouling des peintures;
- Augmentation de niveau de consommation des lubrifiants;
- Possibilité d'augmentation des niveaux de vibration.







